L'écriture inclusive est-elle bonne pour le SEO?

Brigitte 3 étoiles LLRedac, 29 Octobre 2021

écriture inclusive llredac

 

Écriture inclusive et SEO font-ils bon ménage ?

Fondée sur un idéal égalitaire visant à gommer toute marque sexiste, l’écriture épicène, ou non genrée, est en pleine création et s’invente quotidiennement. Quel rôle joue l’écriture inclusive dans le référencement naturel ? Dans le cadre de contenus optimisés, nul ne peut plus ignorer la question. Accusée d’être inconfortable à la lecture et inesthétique, cette écriture est encore marginale sur le web. Les algorithmes de Google sont assez mal à l’aise avec cette nouveauté et font un distinguo simpliste, au pied de la lettre.
Pourtant, la problématique de l’écriture non-sexiste occupe une place importante, à considérer lors de la rédaction de textes SEO.
Voyons comment les moteurs de recherche perçoivent cette nouvelle forme d’expression écrite ?

Optimisation et écriture inclusive, une union timide et malhabile

L’intelligence artificielle tente de rivaliser avec nos cerveaux et elle y parvient de mieux en mieux. Google repère parfaitement les mots clés ainsi que les lourdeurs de style et les compétences sémantiques des moteurs de recherche s’affinent en permanence. Mais comment procèdent-ils à la lecture d’une écriture non genrée ? Inscrire Ellui pour ne dire ni elle ni lui. Écrire copaine au lieu de copain ou copine.

Choisir agriculteurice à la place d’agricultrice ou agriculteur. Les exemples d’écriture inclusive sont nombreux, mais Google gère mal la tâche. Même son correcteur orthographique en bafouille ! Plutôt que de se perdre, les algorithmes assignent des résultats insatisfaisants. Pour une requête épicène, Google propose des pages rédigées en termes dégenrés. Et versus. Les requêtes genrées aboutissent à des pages web n’utilisant pas l’écriture inclusive.

Alors, risque-t-on de finir en queue de SERP si l’on produit des contenus inclusifs ?

Ce qu’en pense Olivier Andrieu, le pape du référencement naturel Google aime-t-il le langage neutre ? Olivier Andrieu a passé la question au crible des algorithmes de référencement et la réponse est clairement non. La tâche est trop ardue pour
les moteurs de recherche. À ce jour, il est presque impossible d’espérer figurer en tête
des résultats et d’augmenter son trafic en utilisant l’écriture inclusive. Perdu dans la
complexité, Google interprète mal ce paramètre ce qui fausse les résultats et pénalise
l’expérience utilisateur.

La plupart des requêtes sont exprimées de façon classique, ce qui laisse très peu de chance de voir apparaitre des pages en écriture neutre. Parenthèses, tirets, slashs, points médians, il existe beaucoup (trop ?) de manière d’écrire un même mot, ce qui augmente le désarroi de Google. Peut-on tout de même imaginer optimiser un jour un contenu inclusif ?

Dans le futur, il sera sans doute possible de combiner langage inclusif et SEO.
Mais pour l’instant, en plus de ne pas être belle, l’écriture neutre souffre d’une
réputation de lenteur de lecture. Or, plusieurs études contredisent cette idée reçue. Si le
temps de lecture de textes neutres est ralenti au début, notre cerveau s’habitue et, après, cinq minutes, la vitesse de lecture redevient normale.

Pour que l’écriture non discriminante soit bien traitée, elle devra sans doute s’imposer
une uniformisation, mais avant cela, nous devons nous familiariser avec cette forme
nouvelle. La langue française a déjà connu bien des réformes. Ce qui au XIVᵉ siècle était du langage commun est tombé en désuétude et appartient désormais au vieux français.

Personne ne connait les arcanes de Google dont les secrets sont bien gardés. Cependant, ses mises à jour devraient progressivement s’adapter et affiner leur traduction. Une affaire à suivre.


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